Dialogue inter-congolais : « l’inclusivité ne signifie pas impunité. Il serait plus efficace que tous les acteurs se retrouvent autour d’une même table » (Mgr Donatien Nshole)
« Nous pensons qu’il serait plus efficace que tous les acteurs se retrouvent autour d’une même table », a réaffirmé, la semaine dernière, en marge du National Prayer Breakfast (USA), Mgr Donatien Nshole, la position de la CENCO sur la tenue d’un dialogue national inclusif, défendant la feuille de route élaborée avec la présidence et les confessions religieuses. « Notre initiative n’a jamais considéré le dialogue comme un affront ou un projet de société, mais comme un moyen concret de mettre fin à la guerre, d’unifier le pays et de relancer les processus démocratiques », a-t-il déclaré.
Pour le secrétaire général de la CENCO, l’inclusivité ne signifie pas impunité. « Il existe plusieurs façons de responsabiliser, à des degrés différents. Des mécanismes de justice transitionnelle peuvent être envisagés. L’essentiel est de parvenir à un consensus entre les parties, sans que le médiateur n’impose des conditions préalables rigides », a-t-il insisté, tout en mettant en garde contre toute confusion entre résolution pacifique du conflit et prime à la violence.
Clarifiant leur rôle, il a souligné : « Cela ne pose pas de problème lorsque l’on a affaire à des personnes de bonne volonté. Nous parlons au nom de nos institutions, la CENCO et l’ECC et nous n’avons jamais été contredits par elles. Notre préoccupation est pastorale : consolider la paix et le vivre-ensemble. Les pasteurs doivent avoir la latitude de proposer de nouvelles voies lorsque les précédentes s’enlisent. »
Remy Mbuyi