Gouvernement d’ouverture : la société civile exige une garantie pour ses membres des zones en conflit avant de participer aux consultations
Le bureau de coordination nationale de la société civile Forces Vives de la RDC a adressé, ce mardi 25 mars, une lettre ouverte au conseillé spécial du Chef de l'État en matière de sécurité, Eberande Kolongola, conditionnant leur participation aux consultations pour la formation d’un gouvernement d'union nationale, par l’obtention «des assurances d'intervention en faveur de nos collègues des zones sous occupation de la rébellion et en exil, serait une insouciance coupable. Une réponse à notre requête nous encouragerait à participer aux consultations.»
«Depuis le début de cette crise, les acteurs de la Société Civile Forces Vives que nous représentons et quelques-uns des mouvements citoyens vivent en clandestinité et d'autres en exil forcé pour avoir été loyal envers la République et ses institutions légalement établies. Beaucoup d'autres ont perdu leur vie et celle de leurs proches. Nous avons adressé une correspondance aux autorités compétentes afin de solliciter la moindre intervention en faveur de ces militants, sans suite jusqu'à ces jours», déplore ce bureau de coordination nationale.
Tout en saluant l'initiative du Chef de l'Etat, la société civile/Forces Vives réaffirme son statut d'être des partenaires du Gouvernement de la République Démocratique du Congo depuis plus de trois décennies. «…suit de très près, mais avec beaucoup d'amertume l'évolution tumultueuse du contexte sociopolitique de notre pays depuis belle lurette ; forte de ses longues expériences, depuis la conférence nationale souveraine jusqu'à ces jours», a confié ce bureau.
Exaucé KRANE