Accord de Washington : «une paix de façade signée demain ne vaut rien si dans six mois, les mêmes logiques d’agression reprennent sous d’autres formes», Steve Mbikayi
La RDC et le Rwanda signent, ce 4 décembre, l’accord de la paix à Washington (USA). Le député congolais, Steve Mbikayi a appelé dans une tribune publiée ce mardi 2 décembre, Kigali accusé de soutenir les rebelles du M23-AFC occupant les provinces du Nord et Sud-Kivu depuis janvier, à changer d’attitude pour rétablir la paix durable au pays.
Pour cet élu, cette phase représente un moment de vérité, un instant où l’avenir d’une «nation meurtrie se trouve suspendu entre l’espoir et la méfiance». Pour cette raison, il a demandé au président Félix Tshisekedi d'exiger la vérité, la clarté et la fin sans ambiguïté» du soutien de Kigali au M23. Car, «une paix de façade signée demain ne vaut rien si dans six mois, les mêmes logiques d’agression reprennent sous d’autres formes», craint -il.
Dans cette perspective, Steve Mbikayi a recommandé au chef de l’État d'ouvrir une nouvelle page où «aucune phrase ne sera écrite sans garanties réelles» car «sans le retour d'une paix durable, l’accord ne sera qu’une parenthèse, un trompe-l’œil, une illusion supplémentaire», dit-il en posant les préalables à respecter pour parvenir à cet objectif.
A savoir :
– la cessation totale du soutien rwandais au M23 ;
– le cantonnement et le retrait effectif de ces forces ;
– la mise en place d’un mécanisme international contraignant et vérifiable ;
– l’engagement clair de Kigali sur les frontières et la souveraineté congolaise.
Henock Mukuna