RDC: «Il faut changer de Constitution pour résoudre un certain nombre de problèmes» Jean Claude Tshilumbayi
Lors de son passage à Paris, le premier vice-président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, Jean-Claude Tshilumbayi, a accordé ce vendredi 24 avril une interview exclusive à Radio France Internationale. Plusieurs sujets majeurs ont été abordés, notamment l’organisation des élections prévues en 2028, la situation sécuritaire à l’Est du pays et la question d’une éventuelle réforme constitutionnelle. Sur la question de la réforme constitutionnelle, le cadre de l’UDPS confirme qu’« il faut changer de Constitution pour résoudre un certain nombre de problèmes». Tout en insistant sur le respect des voies légales, notamment le Parlement ou un référendum, pour toute modification.
Sur la question électorale, le député national estime qu’il est « clairement notable que la tenue d’élections en période de guerre compromettrait leur crédibilité », en raison de la situation des millions de déplacés et réfugiés qui ne pourraient pas participer au scrutin, il a pourtant insisté sur la nécessité de réunir des conditions de stabilité avant tout scrutin. Selon lui, « des élections apaisées ne peuvent être envisagées qu’à condition de rétablir la paix et de permettre le retour effectif des populations dans leurs milieux de vie ».
Cette sortie médiatique intervient dans un climat politique marqué par des divergences entre pouvoir, opposition et société civile sur la gestion du calendrier électoral, la gouvernance institutionnelle du pays et le changement ou la réforme de la Constitution, le débat se relance dans la scène politique dans un contexte sécuritaire encore fragile dans plusieurs zones de l’Est de la République démocratique du Congo.
Obed vitangi depuis Lubumbashi