Violence d'une accouchée : Pour Perside Elinda «...rien ne peut justifier une telle violence envers une femme qui vient à peine d’accoucher »
Réagissant ce jeudi 26 mars, Perside Elinda, étudiante en médecine, a fermement condamné les violences infligées à une femme en plein post-partum. Selon les faits rapportés, la patiente présentait une déchirure des parties molles nécessitant une suture, mais le praticien, visiblement exaspéré par ce qu’il considérait comme un manque de collaboration, a opté pour la violence plutôt que pour des soins appropriés. « Rien, je dis bien rien, ne peut justifier une telle violence envers une femme qui vient à peine d’accoucher », a-t-elle dénoncé, rappelant l’état de vulnérabilité extrême dans lequel se trouve une femme après l’accouchement.
Elle a insisté sur la nécessité d’empathie dans la prise en charge post-natale, soulignant que la douleur, la peur et l’épuisement sont des réactions normales. « C’est normal qu’elle ait peur, qu’elle souffre (…) mais comment peut-on, dans un moment aussi délicat, lever la main sur une femme ? », s’est-elle interrogée. Perside Elinda a également condamné la captation d’images de la patiente nue, estimant que « l’accouchement est un moment sacré (…) qui mérite respect, dignité et protection », et qualifiant cette exposition d’atteinte grave aux droits fondamentaux de la femme.
Par ailleurs, elle a mis en garde contre les conséquences de tels actes, tant sur le plan physique que psychologique. « Ces gifles ne sont pas anodines », a-t-elle alerté, évoquant des risques de complications post-partum et de traumatismes durables. Pour elle, « un tel comportement n’a pas sa place dans le domaine médical » et constitue un danger réel. Elle appelle ainsi à des mesures urgentes : « Ce genre de personne ne devrait pas être autorisé à exercer (…) avant qu’un drame irréversible ne survienne. »
Exauce Lompema