• Publié le 14 Juin 2026
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Vigilant Bozoko plaide pour une nouvelle Constitution en RDC : « Celle de 2006 ne correspond plus aux réalités du pays »

Le débat sur la révision ou le changement de la Constitution de la République démocratique du Congo continue de susciter des positions divergentes au sein de la classe politique et de la société civile. Lors d’une conférence organisée vendredi 12 juin à l’Assemblée provinciale de l’Équateur, l’honorable Vigilant Bozoko, député provincial élu de Bomongo, s’est prononcé en faveur d’un changement de la Loi fondamentale de 2006, qu’il juge inadaptée aux réalités actuelles du pays.

Selon l’élu de Bomongo, plusieurs dispositions constitutionnelles ne répondent plus aux attentes des citoyens et freinent le bon fonctionnement des institutions. « L’actuelle Constitution est inadaptée aux réalités du vécu quotidien des Congolais. Elle pose un problème de souveraineté nationale et bloque le fonctionnement harmonieux des institutions », a-t-il déclaré, affirmant avoir identifié plus de huit articles nécessitant une réforme en profondeur, notamment ceux relatifs à la nationalité, à la gratuité de l’enseignement de base et à l’organisation de l’exécutif.

Vigilant Bozoko a également dénoncé certaines ambiguïtés institutionnelles contenues dans la Constitution. Il a notamment cité les articles 83 et 86, estimant que leur formulation actuelle entretient une confusion dans la répartition des responsabilités entre le Président de la République et le Premier ministre. Sur la question de la souveraineté nationale, il a pointé l’article 217, qu’il considère comme une disposition nécessitant une réflexion approfondie en raison de ses implications sur l’exercice de l’autorité de l’État.

Face aux critiques et aux soupçons de motivations politiques entourant ce débat, le député provincial a appelé à une discussion apaisée et fondée sur l’intérêt général. « Le changement de la Constitution doit être analysé dans l’intérêt supérieur de la nation. Il ne s’agit pas de défendre des intérêts particuliers, mais de doter le pays d’un cadre juridique capable de répondre aux défis actuels et futurs », a-t-il soutenu, invitant les jeunes et l’ensemble des citoyens à s’informer davantage avant de prendre position sur cette question qui demeure au cœur de l’actualité politique congolaise.

Exauce Lompema