Suspension des activités du PPRD : Mme Césarine Khonde et quelques cadres du parti saluent « une décision courageuse et responsable » du gouvernement
La présidente de la plateforme Idée, Action et Développement (IAD) et signataire de la charte du Front commun pour le Congo (FCC) cadre du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), Césarine Khonde, a réagi à la suspension des activités politiques du PPRD par le ministère de l’Intérieur. Le gouvernement accuse le PPRD d’avoir apporté son soutien aux résolutions du conclave organisé par l’ancien président Joseph Kabila, récemment condamné par la justice pour ralliement au mouvement d’agression soutenu par le Rwanda et ses supplétifs de l’AFC.
Pour Césarine Khonde, cette mesure du gouvernement est non seulement justifiée, mais également nécessaire pour préserver la stabilité nationale.
« Le PPRD est un parti auquel nous avons cru, porté par l’espoir de la reconstruction du pays. Mais aujourd’hui, il est regrettable de voir certains de ses dirigeants s’associer à des initiatives qui mettent en péril la souveraineté et la paix de la République. Le gouvernement, en suspendant les activités du PPRD, pose un acte responsable et courageux. Il envoie un signal fort à tous les acteurs politiques : la conquête du pouvoir doit se faire par les urnes, et non par les armes. Nous devons protéger la démocratie et refuser toute complicité avec les mouvements d’agression », a-t-elle déclaré.
La présidente de l’IAD a également appelé les anciens membres du PPRD et les autres partis politiques à faire preuve de discernement et à se ranger du côté de la République, plutôt que de soutenir des causes « aux relents subversifs ».
« C’est le moment pour chaque leader d’assumer ses choix. Être dans l’opposition ne doit pas signifier s’allier à ceux qui veulent déstabiliser le pays. Nous devons défendre la paix, même au prix de certaines ruptures politiques », a ajouté Mme Khonde.
Outre le PPRD, le parti Alliance des Travailleurs pour le Développement (ATD) de José Makila a également été suspendu. Son président est cité parmi les membres actifs du mouvement “Sauvons le Congo”, considéré par les autorités comme une organisation criminelle visant la déstabilisation du pays.
Cette double suspension illustre la fermeté du gouvernement face à toute tentative de collusion politique avec des groupes armés ou des initiatives contraires à la Constitution.