« Si vous ne voulez pas qu'on cite le nom de Tshisekedi, qu’il démissionne » : Jugé pour des propos subversifs envers le Chef de l’État, Parole Kamizelo persiste
Poursuivi pour des propos jugés subversifs et outrageants envers le chef de l’État, l’opposant Parole Kamizelo Sukadi, alias « Maîtrisable », a comparu devant le tribunal de paix de Ngaliema. À la barre, Parole Kamizelo a justifié ses déclarations, estimant qu’elles relèvent d’une analyse politique et non d’une attaque personnelle, tout en appelant ouvertement le président Tshisekedi à démissionner.
« J’ai cité Félix Tshisekedi comme symbole et institution de la nation et non comme un individu qui est mon père. Si les gens ne veulent pas qu’on cite son nom, qu’il démissionne. Ma déclaration est logique », a-t-il déclaré devant le tribunal. Et d’ajouter : « Vous ne trouverez aucun royaume, aucun empire au monde qui, dans une situation comme la nôtre, aurait les mêmes partenaires que son agresseur. Par exemple, l’Ukraine ne peut pas avoir les mêmes partenaires que la Russie. »
Parole Kamizelo a été interpellé à la suite de la diffusion publique de ces propos, jugés attentatoires à l’honneur du chef de l’État et à la sûreté nationale. Placé en détention préventive, il est poursuivi devant le tribunal de paix de Ngaliema, où l’affaire est en instruction. Membre du PPRD, il lui est reproché d’avoir affirmé que « les amis de Paul Kagame sont les amis de Félix Tshisekedi » et d’avoir accusé le président de la République d’avoir signé à Washington « l’acte de balkanisation de la RDC », le qualifiant de « traître national ».
Exaucé KRANE