RDC: Pour Bahati Lukwebo, un véritable dialogue «doit permettre à chaque partie d’exposer clairement ses intentions, sans ambiguïté ni arrière-pensée»
Bahati Lukwebo, président de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A), a animé une conférence de presse ce mercredi 4 mars au cours de laquelle il a plaidé pour une gestion responsable et institutionnelle des questions liées à la Constitution. Il a souligné que ces préoccupations ne devraient pas être exprimées à travers de simples déclarations dans les médias, mais « débattues dans un cadre de dialogue structuré, formel et respectueux des institutions ». Pour lui, un véritable dialogue « doit permettre à chaque partie d’exposer clairement ses intentions, sans ambiguïté ni arrière-pensée. »
Dans cette optique, il a invité les acteurs politiques ayant des inquiétudes à venir en discuter autour des instances compétentes de l’État, dans un esprit d’échange franc et constructif. Il met en garde certains acteurs politiques contre les prises de position publiques susceptibles d’alimenter les tensions ou de provoquer des réactions contraires. Selon lui, « il ne suffit pas d’occuper l’espace médiatique pour affirmer qu’un texte est dépassé ; il est nécessaire d’argumenter, de confronter les idées et de rechercher un consensus au bénéfice de la nation. »
Par ailleurs, le deuxième vice-président de l'Assemblée nationale a relevé ce qu’il considère comme une incohérence chez certains responsables politiques qui critiquent aujourd’hui la Constitution alors qu’ils l’avaient défendue avec vigueur par le passé. À ses yeux, le débat doit se tenir dans un cadre organisé, respectueux et orienté vers l’intérêt général, afin de préserver la stabilité institutionnelle et de maintenir la confiance de la population.
Jemima Mukuna