• Publié le 4 Juin 2026
  • Lecture 183

RDC : le général Tshiwewe et plusieurs officiers comparaissent pour « complot » visant à « changer le régime constitutionnel ».

A LA UNE

L’ancien chef d’état-major général des Forces armées de la RDC (FARDC), le général d’armée Christian Tshiwewe Songesha, comparaît devant une juridiction militaire aux côtés de plusieurs autres officiers généraux et coaccusés. La prévention retient notamment le chef de « complot » visant à « changer le régime constitutionnel ».

Selon l’acte d’accusation, les mis en cause auraient agi de concert avec l’ancien inspecteur général des FARDC, le général John Numbi, actuellement en exil, ainsi qu’avec Pascal Nyembo.
L’originalité de ce dossier tient à la place centrale qu’y occupe la preuve numérique. Les services de renseignement et d’enquête ont exploité des conversations issues de l’application WhatsApp qu’il s’agisse de messages émis, reçus ou transférés. À cette analyse s’ajoute l’examen des relevés bancaires et des données extraites des téléphones saisis.
Selon des sources proches du dossier, c’est à travers ces échanges que les enquêteurs auraient détecté ce qu’ils présentent comme une intention présumée de renversement de l’ordre constitutionnel.

Pour la majorité des prévenus, les éléments retenus à charge consistent en des commentaires jugés favorables à l’ancien président Joseph Kabila, ainsi qu’en des propos relevant, selon l’accusation, de l’apologie de l’AFC/M23, mouvement politico-militaire actif dans l’est du pays.


Rémy Mbuyi