Marche de soutien aux sanctions contre Kabila : « l’UDPS qualifiait Katumbi et Fayulu des candidats de l’étranger… là elle célèbre des sanctions étrangères », s'exclame Prince Epenge
Le porte-parole de la coalition Lamuka, Prince Epenge, proche de Martin Fayulu, a vivement réagi à la position de l’UDPS saluant les sanctions américaines contre Joseph Kabila. Dans une déclaration au ton critique, il a dénoncé ce qu’il considère comme une incohérence du parti présidentiel. « Hier, l’UDPS parlait de Constitution des étrangers et accusait Fayulu et Katumbi d’être des candidats de l’étranger. Aujourd’hui, elle célèbre les sanctions venues de l’étranger. Qui trompe le peuple ? », s’est-il interrogé.
Prince Epenge est allé plus loin en appelant l’UDPS à « s’excuser auprès du peuple », mais aussi envers Mzee Kabila et Mobutu Sese Seko pour ce qu’il qualifie de « mensonges et diabolisations ». Il a également lancé une mise en garde à l’endroit du pouvoir en place, estimant que « le chef de l’UDPS pourrait figurer sur la liste des sanctions américaines s’il viole la Constitution », évoquant un possible basculement « de la fête au deuil ».
Cette sortie intervient alors que l’UDPS, par la voix de son secrétaire général Augustin Kabuya, a récemment appelé à l’arrestation de Joseph Kabila, saluant des sanctions jugées « salvatrices » pour le peuple congolais. Les États-Unis accusent l’ancien chef de l’État d’implication dans l’instabilité à l’Est du pays, notamment à travers un soutien présumé à des groupes armés. Des accusations rejetées par Kabila, qui parle de mesures « injustifiées » et « politiquement motivées ».
Exauce Lompema