« La Constitution n’est pas un instrument destiné à sécuriser le destin politique d’un individu » : Claudel Lubaya dénonce les manœuvres des pasteurs
Le député national, Claudel Lubaya a dénoncé, mercredi 27 mai, dans la démarche des pasteurs sur changement de la Constitution, les manœuvres consistant à renforcer davantage les pouvoirs du président de la RDC Félix Tshisekedi pour faire de lui un homme « autocrate, omnipotent et omniprésent, voire alpha et l’oméga de la vie politique congolaise » alors que son mandat tend légalement à la fin dans deux prochaines années.
L’opposant a ainsi placé ce projet dans une logique dangereuse de personnalisation excessive du pouvoir. Selon lui, « ses ambitions, ses illusions et parfois même ses dérives seraient élevées au rang de doctrine d’État, tandis que toute contradiction deviendrait suspecte ou assimilée à une forme de trahison », car «l’histoire politique démontre qu’aucune nation ne se construit durablement autour du culte d’un individu », a-t-il confié via le compte X.
Pour appuyer son point de vue, l’acteur politique a puisé l’exemple dans l’histoire africaine et mondiale, partant de Mobutu à Bokassa, de Compaoré à Ceau?escu pour démontrer qu’aucun « pouvoir absolu ne finit durablement dans la stabilité ». Selon lui, la loi fondamentale n’est pas un instrument destiné à sécuriser le destin politique d’un individu », a-t-il indiqué pour appeler la classe politique à protéger la nation contre les dérives du pouvoir personnel »,
Selon Lubaya, « l’hyperpersonnalisation du pouvoir d’État a toujours conduit à l’affaiblissement des institutions, à la fracture nationale et, souvent, à des fins brutales ou chaotiques », s'est-il adressé aux politiciens pour les amener à comprendre que « le Congo n’a pas besoin de tel scénario », en s’opposant sans détour à l’idée de la modification de la Constitution dont le président a laissé responsabilité au peuple congolais à décider sur son sort.
Henock Mukuna