L’appel de Clément Dibwe aux lecteurs de son roman : « Lisez Destins Croisés pour poser des actes généreux, devenir utile, changer de vie…»
Le vernissage du roman Destins Croisés de l’écrivain et journaliste congolais, Clément Dibwe s'est tenu, vendredi 20 mars à l'INA. Il a été porté sur les fonts baptismaux par le commandant
Collège des Hautes Etudes de Stratégie et de Défense (CHESD), le Général-Major Mubiayi Mamba Augustin. Édité aux éditions l’Harmattan, ce délice de 200 pages vague entre les histoires émouvantes d’une ville confrontée aux multiples réalités urbaines.
Dans cette profusion, figure l'histoire morne de Manassé. Un enfant, qui après la mort de son père a vu le temps s’arrêter devenant adulte avant l’âge, en se lançant dans la débrouillardise comme système de vie à Kinshasa. Cette réalité marque, selon l’auteur, une rupture avec son enfance visant un seul objectif : subvenir à ses besoins et ceux de sa famille. Cette histoire dépeint le manque cruel de bienveillance et de bienfaisance des personnes autour du personnage.
« Le bonheur est individuel mais l'utilité concerne les services que nous rendons aux autres», a exhorté Clément Dibwe pour déplorer d'innombrables vies fauchées à l’instar de Manassé évoqué dans ce roman, qui n’a pas eu « des parents entre guillemets, des oncles entre guillemets, des connaissances, utiles ». Cette fiction incite les lecteurs à développer « le bon sens et faire un retour aux valeurs universelles en s’interrogeant sur notre capacité à ressentir la douleur des autres»
Révolté après s’être enquis de près de la situation à laquelle cet enfant traversait. L'auteur, d'un ton emphatique, n’est pas passé par quatre chemins pour inviter les amoureux de la littérature à lire Destins Croisés pour poser des actes généreux. « Lisez ce roman pour devenir utile. Lisez ces romans pour changer de vie. Lisez ces romans également pour poser des actes de philanthropie. Je ne parle pas de philanthropie de façade ou de spectacle», a-t-il confié à un parterre de personnalités entremêlées : autorités académiques de l’INA, professeurs, journalistes, étudiants et autres.
Henock Mukuna