Exposition Lettre à l'être : Nela Constant dénonce les violences et traumatismes des enfants en RDC
L’un des ressortissants de l’Académie de Beaux-arts. Le sculpteur Nela Constant est l’une des têtes d'affiche de l’exposition Lettres à l'être qui s’est tenue du 20 janvier au 20 février à l’Institut français de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
A travers son installation issue de la série Bayibi Nga Bomwana », il dénonce les violences et les traumatismes dont sont victimes les enfants dans les coins et recoins de la République démocratique du Congo. Sans passer par quatre chemins, il appelle à la cessation de ce phénomène devenu normal dans les carrés miniers et autres où sont abusivement exploités les enfants.
« Ceux-là qui profitent des enfants,
de tous ces êtres-là vulnérables, ils font très mal en profitant d'eux pour satisfaire leurs propres désirs égoïstes comme fait le public qui vient visiter mon exposition », a-t-il lancé. Il trouve anormal de voir qu’à ces jours, «le mal n'est plus forcément mal, mais il est maintenant considéré comme quelque chose de normal», illustrant les atrocités dans l'Est meurtri du pays.
Henock Mukuna