• Publié le 8 Fév. 2025
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Enquête internationale de l'ONU : pour Bintou Keita, «il n’y a pas de préoccupation» pour prouver les massacres au Nord-Kivu

La cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita a indiqué, vendredi 7 février, à l’issue du Conseil extraordinaire des droits de l’homme, «qu’elle n’a pas de préoccupation particulière sur le fait qu'il y ait documentation des preuves qui seraient effacées ou se perdraient à un moment» lors des enquêtes prévues sine die par une commission internationale mise en place.

Pour l'établissement de mécanismes des faits, elle a précisé que les enquêteurs trouveront des matériels du bureau conjoint des droits de l’homme de la MONUSCO, qui travaille pour contribuer parmi d’autres sources afin de brandir les preuves des massacres du M23, qui a tué plus de 3.000 congolais en l'espace de deux semaines et commis les actes de vandalisme au Nord-Kivu.

Elle a appelé les fossoyeurs des fosses communes à la prudence. «On peut rouvrir les fosses communes, donc ça veut dire qu'il faut faire extrêmement attention à la manière dont les enterrements sont faits pour permettre plus tard, même si ça prend du temps de pouvoir établir encore une fois les faits et la vérité», a-t-elle interpellé.

Henock Mukuna