Assemblée nationale : contrôle parlementaire, Ebola et réformes sectorielles au menu d’une plénière stratégique
L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a tenu, lundi 25 mai, une séance plénière marquée par d’intenses échanges autour du contrôle parlementaire, de la résurgence de la maladie à virus Ebola en Ituri ainsi que de plusieurs réformes législatives liées à l’agriculture et à la pêche. Dirigée par le président de la chambre basse, Aimé Boji Sangara, la rencontre a permis aux membres du gouvernement de répondre aux préoccupations des députés dans plusieurs secteurs jugés prioritaires.
Au cours des débats, le ministre d’État chargé de la Formation professionnelle, Marc Ekila, a présenté les avancées enregistrées dans son secteur tout en reconnaissant les difficultés de financement des réformes engagées. Dans le domaine minier, Louis Watum Kabamba a insisté sur les retombées des activités extractives pour les communautés locales, alors que plusieurs élus ont plaidé pour une stricte application du Code minier. De son côté, la ministre des Affaires foncières, O’Neige N’Sele, a apporté des éclaircissements sur plusieurs dossiers sensibles, notamment les cimetières de Kasa-Vubu et de N’Sele, le dossier MIBA ainsi que l’affaire « OASIS II », annonçant la création prochaine d’une commission conjointe avec le ministère de la Défense pour examiner ces questions.
La plénière a également été marquée par la question d’actualité sur la résurgence d’Ebola en Ituri, adressée au ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, qui a détaillé les mesures de riposte face à l’épidémie déclarée depuis le 15 mai. Les députés ont par ailleurs adopté les propositions de loi relatives à l’agriculture, à la pêche et à l’aquaculture, ainsi que le projet de loi prorogeant l’état de siège dans certaines zones du pays, défendu par le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa. En clôture, le président de l’Assemblée nationale a annoncé des démarches auprès de la Première ministre Judith Suminwa afin de renforcer l’implication des membres du gouvernement concernés lors des futures séances sécuritaires à huis clos.
Exauce Lompema