Assemblée nationale : adoption du calendrier de la session de mars, entre contrôle et enjeux législatifs
L’Assemblée nationale de la RDC a adopté, vendredi 20 mars 2026, le calendrier de sa session ordinaire de mars, lors de sa première plénière tenue quatre jours après la rentrée parlementaire du 16 mars. Inscrit comme unique point à l’ordre du jour, ce calendrier a été approuvé à l’unanimité par les députés nationaux.
Présenté par le rapporteur Jacques Ndjoli, le programme s’articule autour de deux grandes catégories : les matières non-législatives et les matières législatives. La première comprend une dizaine de points, notamment l’examen des rapports annuels de la CENI, de la CNDH et du CSAC, ainsi que ceux de la Cour des comptes sur la période 2024-2025 et la reddition des comptes.
Plusieurs élus ont toutefois plaidé pour l’enrichissement de ce calendrier. Parmi les propositions formulées figurent la réinscription de la question sécuritaire, la révision du règlement intérieur, le renforcement du contrôle parlementaire hebdomadaire et l’instauration d’un mécanisme de contrôle de la gestion financière de l’Assemblée nationale. À ce sujet, le président de la chambre basse, Aimé Boji Sangara, a rassuré sur la mise en place prochaine d’une commission dédiée.
S’agissant des matières législatives, le calendrier inclut à la fois les arriérés et les nouvelles initiatives. Environ 23 propositions de lois restent en attente dans les commissions. Parmi les nouveaux dossiers, deux projets de loi de ratification retiennent l’attention : l’accord de paix signé avec le Rwanda et le partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis.
Avant l’adoption du calendrier, les députés ont observé une minute de silence en mémoire de plusieurs anciens parlementaires récemment disparus, dont Nzunzi wa Mbombo. Le bureau de l’Assemblée a par ailleurs invité les élus à déposer leurs rapports de vacances parlementaires dans un délai de 15 jours, tout en précisant que le calendrier reste ouvert à de nouvelles matières.
Cadhy MBOMA