• Publié le 14 Déc. 2025
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Après la prise d’Uvira : le sénateur Aristide Bulakali dénonce les massacres des populations et alerte sur les conditions précaires des congolais réfugiés au Burundi

Après la prise du territoire d'Uvira dans le Sud-Kivu, le sénateur Aristide Bulakali Mululunganya a dénoncé, lors d'une Plénière ce dimanche 14 décembre, des massacres des populations et catastrophe humanitaire dont sont victimes des congolais qui se réfugient au Burundi. « Nous avons vu nos petits-enfants, nos sœurs, nos pères vider leurs quartiers et collines, partir dans toutes les directions », a-t-il déclaré dans une motion d’information pour dénoncer les récentes attaques sur un axe de 80 à 90 kilomètres, qui ont conduit à des déplacements massifs.

S’appuyant sur des données recueillies auprès des autorités locales et de la société civile, Aristide Bulakali a indiqué qu’entre mardi et mercredi derniers, plus de 40.000 Congolais vivant dans des conditions précaires, ont émigré vers les sites Gatumba et Rumonge. « Ils sont sous la pluie, sous le soleil et dorment à la belle étoile, sans aucune prise en charge », a-t-il déploré en dénonçant depuis la plaine de la Ruzizi vers Uvira, Fizi, la Tanzanie et le Burundi le nombre de déplacés estimés à 300.000 personnes.

Le sénateur a enfin dressé un bilan provisoire particulièrement lourd de 416 civils assassinés sur le tronçon Kamanyola–Uvira, sans compter les blessés et les victimes tuées dans des structures de santé. Face à ce qu’il qualifie de « volonté du régime expansionniste de Kigali de semer la terreur et de vider nos villages », Aristide Bulakali a exhorté le Sénat à agir sans délai. « Le Sénat ne saurait clôturer sa session sans dire un mot et faire quelque chose », a-t-il plaidé, appelant le sénat à déléguer les élus au Congo, au Burundi et en Tanzanie, et à une action concertée avec le gouvernement pour soulager des « centaines de milliers de nos frères et sœurs livrés à une mort lente et forcée ».

Exauce Lompema