• Publié le 24 Mai 2025
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Après la levée de ses immunités : Joseph Kabila accuse le parlement de démissionner de sa mission constitutionnelle de contre-pouvoir

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Le sénateur à vie, Joseph Kabila Kabange n’a pas digéré la levée de ses immunités parlementaires par le Sénat de la RDC, aux fins des suites judiciaires. Dans son adresse à la nation, ce vendredi 23 mai 2025, il a accusé le parlement d’abandonner «sa mission constitutionnelle de contre-pouvoir. Il a cessé d’être le temple de la démocratie, le lieu par excellence de l’expression législative de la volonté du souverain primaire pour ne plus être qu’une chambre d’enregistrement de la volonté d’une seule personne.»

À l’en croire, même la justice, «garante constitutionnelle des libertés publiques et du socle des valeurs, qui structurent notre identité et forgent notre unité, a complètement démissionné de ses responsabilités, se laissant ouvertement instrumentalisée à des fins politiques», a-t-il déploré, dénonçant qu’ «elle n’est donc plus qu’un instrument d’oppression d’une dictature qui tente désespérément de survivre, à contre-courant de l’histoire, par la terreur et l’imposition de la pensée unique.»

Le rôle de l’appareil judiciaire congolais est, selon l’ancien chef de l’État, «peu louable», ce qu'elle partage avec d’autres instances, qu’il considère «des milices tribales» ainsi que la police et les services de renseignements, «eux aussi détournés de leur noble mission de protection des citoyens et de sécurisation de l’État». Le président honoraire de la République est accusé par la Haute Cour militaire de crime de guerre, crime contre l’humanité et de complicité avec les groupes terroristes du M23-AFC, soutenus par l’armée rwandaise.

Exaucé KRANE