• Publié le 3 Déc. 2025
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Accord de Washington : « Les conditions devaient être posées avant et non après », alerte Roland Mimi qui dénonce une décision « unilatérale » de Tshisekedi

Roland Mimi Ngoy, acteur sociopolitique et président du parti en gestation Dignité RDC, a fustigé, ce mercredi 3 décembre, l’approche du gouvernement congolais dans la signature annoncée de l’accord de paix entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame, prévue ce jeudi 4 décembre à Washington. « Des conditions devraient se poser avant d'aller signer et non après avoir signé », déclare-t-il, estimant que le Rwanda y va « en toute conscience » puisque l’accord a été validé « par son parlement », tandis qu’en RDC, « ce fut la décision du chef de l'État seul ».

Selon lui, cet engagement diplomatique souffre d’un manque de cohérence politique et juridique. Dans sa déclaration faite à ECHO.CD, Roland Mimi rappelle que l’article 214 de la Constitution exige l’implication du parlement dans la ratification des accords internationaux. « C’est une question d’accord de paix. Le président ne peut pas décider seul », insiste-t-il, voyant dans cette démarche une dérive inquiétante.

Il juge par ailleurs contradictoires les exigences avancées par les deux pays concernés. « C'est illogique d'aller signer un accord dont les causes contredisent ses propres propos », critique-t-il. Il souligne que Kinshasa conditionne le respect de l’accord au retrait de l’armée rwandaise, tandis que Kigali l’associe à la neutralisation préalable des FDLR. « Finalement, on joue au ping-pong et c’est le peuple qui est la balle », ironise-t-il.

D’un ton ferme, Roland Mimi Ngoy estime que la méthode du président congolais reflète un glissement autoritaire. « Par cet acte, monsieur Tshisekedi nous démontre qu'il est en train d'instaurer la dictature en RDC », affirme-t-il, dénonçant des « discours populistes » qui ne résolvent pas un conflit vieux de trois décennies.

Exaucé KRANE